Les bonnes pratiques

La règlementation en vigueur

 

Une petite balade à moto dans les chemins cela semble sympathique, mais il faut respecter certains principes :

* Une moto homologuée et assurée pour circuler sur la voie publique, car en cas de contrôle routier un procès-verbal peut vous êtes dressé. Et afin de rester le plus discret possible entretenez  votre moto, à savoir sur le bruit en changeant la laine de roche et  en bannissant les pots cross qui ne sont pas homologués. Roulez avec des pneus enduro ou trial dont la hauteur et la disposition des crampons  sont étudier pour laisser le moins de traces possibles notamment par rapport aux pneus cross qui sont interdit sur la voie public.

* Afin d’éviter les PV et les mauvaises surprises, le hors-piste est strictement interdit en randonnée et l’envie de s’écarter de quelques mètres du chemin pour franchir un rocher, remonter un ruisseau ou tenter une grimpette dans un coteau est donc à proscrire, en toutes circonstances, même si l’on voit des traces de passage. Les véhicules à moteur sont admis uniquement sur les voies ouvertes à la circulation publique, c’est-à-dire les routes et les chemins, publics ou privés, en l’absence d’interdiction signalée et de barrière, la voie est présumée ouverte à la circulation, qu’il s’agisse d’un chemin communal ou d’une voie privée. En 2005 une « circulaire Olin » avait introduit la notion de « carrossabilité » du chemin et semé une grande confusion dans les esprits, cette dernière a été amendée en fin 2011.

* Bien sur posséder un permis en rapport à la moto car depuis janvier 2013, la réglementation sur les permis de conduire a changé, harmonisation européenne oblige. Le nouveau permis obtenu sera de la taille d’une carte de crédit et intégrera une puce électronique. Les examens ont aussi changés et ceci au niveau des catégories, car maintenant il se divise en quatre catégories : A, A1, A2 et AM.

  • Le permis AM étant l’ancien BSR, pour le décrocher il faut être âgé de 14 ans avoir réussi une épreuve de code de la route et suivi une formation de sept heures dans une école de conduite permettant ainsi de conduire des machines cubant moins de 50cc.
  • Le permis A1 ouvre la conduite aux 16 ans pour des motocyclettes légères de 11kW de 125cc.
  • Le permis A2 peut être passé à partir de 18 ans et permet de conduire des motocyclettes bridée à 35 kW soit 48 chevaux. Pour ceux qui auront passé le permis A2, ils peuvent ensuite accéder au permis A dès 20 ans, s’ils ont deux ans de permis et une formation de 7 heures.
  • Le permis A qui permet toutes puissances, il faudra avoir au moins 24 ans.

Pour la pratique du tout terrain en plus de la puissance (kW), il vient se rajouter la notion de rapport poids-puissance qui ne doit pas dépasser 0.10 pour le permis A1 (soit pour 11kW un poids minimum de 110kg) ce qui peut concerner les enduros pour lesquels le permis A2 serait alors requis.

En revanche pas de changement pour l’équivalence permis B et la conduite des 125cc, car l’équivalence étant la catégorie A1 et s’obtenant après deux ans d’ancienneté et une formation pratique de 7 heures.

Toutes les nouvelles catégories de permis ne s’appliquent qu’aux nouveaux permis moto, délivrés depuis janvier 2013 et ceux qui ont obtenu leur permis A1 ou A avant cette date restent dans le régime prévu avant la réforme.

* Il n’est pas inutile de réfléchir à souscrire une protection juridique individuelle ou associative, compte tenu du flou législatif en matière de circulation des engins motorisés dans les chemins. Le CODEVER propose une garantie juridique à tous ses membres, la GPJ est une assurance juridique couvrant la pratique de la randonnée quel que soit le moyen de locomotion, mais s’inscrit dans le cadre d’une pratique légale et en aucun cas permet une pratique sauvage telle que le hors-piste ou le non respect de la réglementation.

 

 

La Charte

Charte SWATT moto enduro


Pour la pratique de la moto tout terrain dans les chemins, deux thèmes principaux
se dégagent :


ARTICLE 1
: La réglementation et les obligations

• L’enduro se pratique sur les chemins et sur les sites adaptés (interdiction de rouler
sur les différentes boucles pédestres dont les tracés sont disponibles en mairie ou
sur internet).
• Pas de hors piste (sinon sur des terrains privés avec l’accord de leur propriétaire),
respecter les espaces naturels, les propriétés privées et les cultures.
• Ne pas considérer la randonnée sur la boucle ouverte comme une compétition (il
existe des sites adaptés à cela, notamment les terrains de moto-cross).
• Respecter le code de la route.
• Ralentir dans les villages et les hameaux en se rendant le plus discret possible.
• Pensez aux autres usagers des chemins, notamment ceux qui circulent en sens
inverse, adaptez votre conduite à la visibilité.
• Circuler avec un véhicule propre et conforme (la réglementation est la même que
sur la route).
o Eclairages avant et arrière obligatoires.
o Silencieux homologué et fonctionnel (Primordial !).
o Pneus adaptés et homologués pour la circulation dans les chemins (FIM)
o Plaque d’immatriculation.
• Permis de conduire, carte grise et assurance du véhicule indispensables.
• Adapter la conduite et les équipements nécessaires aux conditions climatiques, les
chemins peuvent présenter des conditions d’adhérence précaires en fonction du
temps. (Il est bienvenu d’éviter de rouler lorsque les chemins sont fragilisés (sols
détrempés)).
• Respecter les horaires de circulation sur la boucle ouverte :
o Semaine, samedi et jours fériés : 9h – 19h
o Dimanche : 9h – 12h
• Face à une barrière ONF, un panneau d’interdiction des véhicules à moteur
conforme au code de la route ou signalant le caractère privé d’un chemin, chaque
membre est prié de modifier son itinéraire. En cas de verbalisation, il sera
indéfendable et les amendes peuvent être très lourdes.
• L’adhésion au codevert est obligatoire (association ou particulier).


ARTICLE 2
: Les bonnes pratiques

• La courtoisie envers les riverains, les exploitants agricoles ou forestiers ainsi que les
autres randonneurs et utilisateurs des chemins est indispensable :
o Ralentir à l’approche d’éventuels promeneurs, et couper les moteurs le
temps du passage des cavaliers. De plus, un salut ne gâche rien.
• Ne pas rouler seul ou trop nombreux (maximum 5 ou 6 motos), sinon faite des
groupes avec un intervalle de 15 minutes minimum entre deux groupes.
• Pour respecter l’état des chemins et leurs abords :
o Ne pas circuler en dehors des chemins repérés.
o Repérer et circuler dans les chemins utilisés régulièrement (traces de
véhicules ou d’entretien).
o Pas de « jardinage » ou « labourage » sur place, ni de montées impossibles
qui dégradent l’état des chemins en creusant des ornières ou en érodant
fortement la surface (en particulier dans les bourbiers et les
franchissements d’obstacles).
o Respecter la faune et la flore, et penser aux animaux sauvages qui peuvent
être effrayés par notre passage.
o En cas de ravitaillement, de pause, de panne ou de réparation, ne laisser
aucun emballage ou objet sur place, les lieux doivent rester propres.
• Toujours donner la priorité aux autres usagers rencontrés dans les chemins.
Faciliter leur passage en dégageant sa moto sur les abords lorsque c’est possible.
• Bannir les sorties nocturnes en raison du dérangement de la faune sauvage et des
riverains.
• Entretenir l’ensemble des chemins sur lesquels les randonnées sont effectuées et
ceci durant les différentes journées définies par l’association (présence obligatoire
à minima à une journée dans l’année pour chaque signataire).

 

Différencier les motos

Dans le cadre de notre loisir, nous cherchons à expliquer auprès des autorités administratives et des associations utilisatrices des chemins, la différence entre les motos homologuées et non homologuées. C’est une étape importante car chacun en trouvera l’utilité en termes d’environnement et de nuisances.

Voici un schéma explicatif :

moto cross 
moto-enduro