Fièvre à Mont Friloux 2017

                                                                               

« Tout à débuté un matin quand à 07h30

Deux lascars sont passés récupérer ma canebé

Il n’ a pas fallut dix minutes pour la charger

C’était parti pour une journée délirante »

Je vais m’en tenir à un style conventionnel, je n’ai pas le talent de Koolshen ni de Joey Star et encore moins celui de Jarvis ou Walker, nous le verrons plus tard dans le texte…

07h12 au thermostat et déjà 20° à la pendule, on ne va pas avoir besoin de mitaine aujourd’hui !

07h30 pétante, le taxi-remorque se gare, on charge la HM et on met le cap N/NE pour le Mont Friloux à Trans sur Erdre.

A peine le temps de servir trois cafés que le reste de la troupe arrive et, oh surprise Yvan n’est le dernier à pointer son nez. ! Le fait de co-remorquer avec Dudu  y est sûrement pour quelque chose…

Ca boit du café, ça s’empiffre de brioche, ça chambre, ça rigole mais ça ne s’équipe pas beaucoup, frustrant au passage Enzo qui piaffe d’impatience, dans ses bottes toutes neuves ,depuis que nous sommes arrivés. La mise en route est laborieuse en ce dimanche matin, la faute à la chaleur ou à une nuit trop courte ou les deux, allez savoir…

Vers 09h43 tout le monde semble prêt à faire feu sauf Yvan qui pour je ne sais quelles obscures raison passe de la bombe sur les écrous de sa Monnier. Une fois la bombe entièrement vidée de son vaporeux contenu, nous nous élançons sur le piste. Le tour de reconnaissance nous permet d’apprécier pleinement l’étendu de notre terrain de jeu, le premier tour ne semble pas se terminer, c’est immense !

Le programme est costaud, on attaque par des virages en cailloux, des cotes avec rigoles, une belle marche, des gauches serrés, une longue courbe à droite en descente, puis on choisit une trace pour remonter, tourner aussi sec à gauche , descendre dans la partie boisée qui ressemble à la  « spéciale Richard ». Le terrain souple et poussiéreux qui monte et descent avec tronc de châtaigner trop prêt du guidon, méfiance donc.

On repart sur du roulant fond de trois voir quatre pour les plus aguéris ou les plus inconscients, qui sont souvent les mêmes, pour se rendre au pied des falaises qui nous barrent la route, je m’explique

Dix douze mètres de pente à 60%, en pierre qui cisaillent les tétines aussi facilement qu’un sécateur tranche une allumette. A la montée c’est pas cadeau et à la descente bah c’est pas plus beau, va falloir y aller mollo . Pour la suite il suffit de serpenter dans les broussailles en faisant bien gaffe de ne pas se ratatiner le casque sur les cailloux. Hop une marche qui vous entraine vers une bassine boueuse à souhaits mais dont le fond est dur et ne pose pas de problème de franchissement pour peu qu’on choisisse la bonne trajectoire. La chaleur est tellement intense que le liquide noirâtre contenu dans cette fosse semble prêt à bouillir ! Yoyo vous confirmera, ses bottes ont failli fondre !

Et non ce n’est pas fini, encore quelques virages puis du roulant poussiéreux, négocié en trois puis quatre à fond pour un freinage appuyer droite qui vous envoie sur la prairie, aussi verte que glissante, puis retour sur le côteau par des virages rapides. Deux tours ça va, trois s’en est trop pour mes petits bras, les trajectoires deviennent approximatives voir aléatoires et aller à Thouars en HM par 30° c’est hyper dur ! Bref je fais et j’écris n’importe quoi il est temps de retourner au paddok faire une pause.

AH la pause et ses échanges conviviaux, moments privilégiés de bonheur linguistique motocycliste

« Putain ch’ai pô kissait l’enc… qui roulait devant moi, mais avec la poussière kime foutait dans les mirettes pas possible de doubler et j’ai bien failli me mettre au tas ! » Quelques citations du même registre grammaticale plus tard, nous repartons pour quelques tours, mais sur les machines des copains cette fois , histoire de vérifier si le mérite des 300 mètres perdus à chaque passage corsé, revient à la machine ou au pilote. La chaleur étouffante nous pousse vers la glacière, emplie de breuvage d’une fraicheur salvatrice et c’est en sirotant une canette que certain épluche les pommes de terre ou prépare le barbecue ou encore devise sur les essais du jour.

Au menu, rillettes deKTM, pâté de Husky, et grillades de Honda avec frites fraiches à la 10w40, le tout arrosé de rouge trop chaud et de rosé frais, un pur moment de convivialité enduristique, la vie quoi, la vraie !

Le copieux repas, la fatigue et la fournaise ambiante auront raison de certains participants qui renonceront donc au round de l’après-midi . Après la grammaire viennent les maths biensûr, voici une belle équation ( ½ litre d’eau avalé au départ + un tour de circuit= 3l de sueur à la sortie du tee-shirt après essorage) d’où provient la sécheresse ? Merci d’envoyer vos équations résolues au bureau du Swatt afin de prévenir tout nouvelle pénurie .

La chaleur est vraiment insoutenable sous le casque et dans les bottes dès que l’on stoppe, nous jetons les gants car la fièvre nous envahit et les signes de déshydratation sont là, mieux vaut arrêter avant l’accident. L’eau et les bières fraiches seront notre salut et c’est complètement cuîts que nous quittons notre terrain de jeu.

Cette Swatt journée fût une réussite ,tant du point de vu sportif que convivial , grace à la mobilisation et à l’esprit sympathique de chacun des participants, il serait je pense ,très intéressant de retourner sur ce superbe terrain en des temps plus humides, à très bientôt Mont Friloux.

 

 

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