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LA JOURNÉE « BOUT DE BOIS »

Au nom de la convivialité et de la cohésion qui règne au sein de ce chaleureux club, le SWATT a lancé la pelle du 18 juin et nombreux furent ceux à y répondre, bravo à tous !
En ce jour où le ciel semble vouloir nous tomber sur la tête, nous voici regroupé sur le terrain d’un certain Jean-Noël D. où nos dévoués membres du bureau, nous avaient concocté parait-il, un parcours de toute beauté.

En arrivant sur le site, nous apprécions les infrastructures dignes d’une manche élite, parc-coureurs en graviers, salle de repos avec bar, à l’étage des chambres sans fenêtres mais équipées de matelas, une terrasse bordée de poteaux goudronnés, dont quelques fonds de pantalon se souviendront longtemps et une vue imprenable sur une partie du circuit et les deux montagnes noires qui nous narguent de toute leur hauteur « vas y essaye un peu pour voir si tu peux grimper ! » Nous verrons plus tard que l’homme (bien aidé de sa machine) triomphera de la montagne…
L’orage menace lorsque les premiers arrivés s’équipent et c’est sous quelques grosses gouttes que les protections et les tenues poussent sur nos enduristes. Une haie de jolies Honda rouges ronronnent en s’échauffant au soleil, qui est de retour, lorsqu’elles sont attaquées par un frelon Suzuki jaune, venu leur casser les oreilles zzing, zzing, zzing,( le frelon Suzuki est rapide mais un peu bruyant), OK, tout le monde est prêt, allons jardiner un peu, c’est le tour de reconnaissance.
« C’est un jardin extraordinaire » chantait Mr Trenet, laissez-moi vous conter celui qui nous accueille aujourd’hui. Tout commence par quelques virages en terre et gravier, rien de bien effrayant, puis on prend de la vitesse sur un bout droit qui se termine par un virage relevé digne d’un vélodrome olympique, à négocier avec pas mal de vitesse et tout en accélération sous peine de descente involontaire (force centrifuge = zéro = tu finis en bas), les matheux que vous êtes apprécieront la précision du calcul. S’en suit un enchainement rapide de virages avec larges bordures inclinées pour passer comme des flèches (ou des frelons), un vrai régal. Une longue ligne droite en herbe, qui finira copieusement labourée, se termine en épingle pour nous renvoyer sur une droite mais avec ornières cette fois et agrémentée d’un saut pour les plus valeureux d’entre nous. Un droite glissant nous propulse sur une marche au sommet de laquelle deux options se présentent à nos jardiniers du jour.
1 tu parts à gauche pour contourner la montagne noire (et tu passes pour un apprenti jardinier)
2 tu te places sur l’avant et ouvres en grand pour grimper dix mètres plus haut et définitivement enterrer Nicolas (le jardinier pardi, pas le notre !). Option 1 ou 2 la suite du programme est la même pour tous nos laboureurs, seule la distance augmente et ce dans le sens verticale négatif, les freins et les fesses bien serrés pour les deux temps, en première relâchée pour les quatre temps chacun ses outils… A Cet endroit, le jardin ressemble plus à champs de manœuvre qu’à la maison de l’horticulture, bosses en glaise et graviers meuble, trous béants remplis d’eau, passage de buses en sommet, ça devient vraiment du sport. Après avoir jardiné, on passe en mode bûcheron dans une forêt de chênes sur un sentier herbeux, qui deviendra de plus en plus glissant au fur et à mesure des passages de nos engins retourneur de terrain. Sorti du bois on reste en mode tueur de sapin pour s’envoyer la grimpette qui suit, sans forcer son talent non plus car il faut de suite plonger sur la droite pour redescendre dans le sous-bois, passer dans l’eau pour laver les tétines et attaquer la double marche qui te ramène sur le plateau.
Arrivé là, nouveau dilemme, suis-je plutôt apprenti ou Nicolas ? (le jardinier toujours, je n’ai pas de problème de personnalité, merci). Va pour Nicolas, on verra bien ! Une jolie descente avec des caillasses, une prise d’élan les sabots dans la glaise et un raidillon de six mètres, fera éclore quelques belles figures, réalisées volontairement ou non par nos cultivateurs de plaisir. C’était donc ça « LA PELLE » du 18 juin et de la pelle, il en avait autant qu’au rayon espace vert chez jardirama en période de solde.
Le premier tour bouclé, il faut arroser les jardi-bûcherons, le terrain lui a eu sa dose, car il fait un peu soif. Coca, bière, jus, eau selon la plante, c’est au choix, comme toujours rien ne manque et surtout pas la bonne humeur, les conseils et l’entraide. Durant tout l’après-midi, les bûche-diniers mettront du cœur à l’ouvrage et c’est contemplatif que nos paysagistes admireront ce terrain si bien retourné,